Sans engagement
Regarder les registres, comparer, demander un chiffrage : rien de tout cela ne coûte quoi que ce soit. Le travail graphique, lui, se devise avant de commencer.
Gratuit veut dire quelque chose de précis, et il vaut mieux le poser tout de suite. Un modèle de carte de visite gratuit se regarde, se compare et se discute sans rien avancer : parcourir les registres, demander un chiffrage, poser une question sur un format ne vous engage à rien. Ce qui a un coût, c'est le temps de graphiste passé à adapter un modèle à votre identité et à préparer le fichier d'impression. Autrement dit, vous décidez après avoir vu le devis, pas avant.
Le tirage, lui, a toujours un prix, quel que soit le modèle de départ : il se chiffre chez l'imprimeur, sur les cartes de visite classiques de Pixartprinting par exemple, selon la quantité et le papier.
Toute la phase de réflexion reste libre. Vous parcourez les registres, vous éliminez ce qui ne vous parle pas, vous demandez un chiffrage sur deux directions différentes. Aucun compteur ne tourne pendant ce temps, et rien ne vous oblige à donner suite.
C'est souvent l'étape la plus utile, et la plus négligée. Savoir ce dont vous ne voulez pas raccourcit tout le reste du travail.
Parcourir les registres, comparer deux directions, poser vos questions de format ou de finition, recevoir un devis détaillé poste par poste.

Le temps de graphiste : adapter le modèle à votre identité, intégrer votre logo, préparer le fichier d'impression. La répartition figure sur la page prix d'une carte de visite.
Les gabarits gratuits circulent par milliers, et beaucoup rendent service. Trois défauts reviennent pourtant si souvent qu'ils méritent d'être nommés, parce qu'ils ne se voient qu'une fois les cartes livrées.
Le format d'abord. Une grande partie de ces gabarits sont calés sur 85 x 54 mm, hérité de la carte bancaire, alors que la norme européenne de la carte de visite est 85 x 55. Un millimètre d'écart suffit à décaler toutes vos marges quand l'imprimeur remet le fichier à l'échelle.
Les couleurs ensuite. Un gabarit destiné à l'écran est en RVB. Une presse travaille en quadrichromie, et la conversion ternit les bleus profonds comme les fluos. Ce n'est pas un défaut d'impression, c'est un fichier qui n'était pas fait pour ça.
Le fond perdu enfin, souvent absent. Sans cette marge qui déborde, un décalage minime de massicot laisse un filet blanc le long de la tranche, visible sur toute la pile.
Tous les registres partent du même point d'entrée, sans catégorie réservée. Un modèle sobre demande autant de travail d'adaptation qu'un modèle chargé, parfois moins, et le devis en tient compte.
La bibliothèque complète, classée par style et par usage, est présentée sur la page modèles de carte de visite. Cette page-ci ne répète pas la liste, elle traite le périmètre du gratuit.
La peur d'un modèle au rabais est légitime. On l'entend souvent : gratuit rimerait avec gabarit daté que tout le monde reconnaît. Ce n'est pas la grille qui trahit un modèle, c'est ce qu'on en fait. Deux cartes issues du même registre, avec des palettes et des logos différents, ne se ressemblent plus.
Ce qui sépare vraiment un gabarit d'un fichier livrable tient à trois réglages : les bonnes cotes, la quadrichromie et la marge de coupe. C'est exactement ce qui est préparé au moment de la livraison. La page carte de visite à imprimer soi-même détaille ce que réclame un tirage maison.
Tout ce qui précède l'engagement : parcourir les registres, comparer deux directions, poser vos questions de format ou de finition, et recevoir un devis détaillé. Le devis arrive avant le début du travail et ne vous lie à rien tant que vous ne l'avez pas accepté par écrit. Ce qui se facture ensuite, c'est le temps de graphiste réellement passé sur votre carte.
Oui, et beaucoup le font. Vérifiez trois choses avant d'imprimer : que le format est bien 85 x 55 mm et non 85 x 54, que le fichier est en quadrichromie et non en RVB, et qu'une marge de fond perdu déborde autour du format fini. Ces trois points expliquent la quasi-totalité des mauvaises surprises constatées à la livraison des cartes.
Rarement sans reprise. Un gabarit d'écran s'affiche à basse résolution, très en dessous de ce que réclame une presse ou même une imprimante de bureau correcte. Un fichier destiné à l'impression est en 300 dpi, aux cotes exactes, avec sa marge de coupe et ses textes rentrés dans la zone de sécurité. C'est cette préparation qui sépare l'essai de la version livrable.
Regardez les registres, dites ce qui vous parle, demandez le chiffrage. Vous déciderez après, en connaissance de cause.