Impression
Votre fichier part chez Pixart Printing, qui gère les papiers, les grammages et les finitions. Nous restons sur le design, eux tiennent la presse.
Le papier décide de la moitié de l'effet. Un même design tiré sur du 250 grammes couché ou sur du 350 grammes mat ne raconte pas la même chose dans la main. C'est pour cela que l'impression de carte de visite se traite comme une étape à part entière, avec ses propres choix, et non comme une formalité en bout de chaîne. Le design se fait ici, l'impression passe par Pixart Printing. Deux métiers, deux factures, et un fichier qui circule proprement entre les deux.
La finition est le seul poste qui se sent physiquement. Elle se choisit dans le configurateur de l'imprimeur, une fois le fichier déposé. Voici les familles qui reviennent le plus souvent sur les cartes de visite.
Un laminage à chaud or ou argent, posé sur une zone précise du design. Réservé aux gammes relief et coins arrondis du catalogue, avec quelques papiers exclus.
Un vernis appliqué seulement sur certains éléments, logo ou titre, qui accroche la lumière. Le vernis 3D ajoute du relief au toucher.
Un film posé sur toute la surface. Le mat calme les couleurs, le brillant les tend, le soft touch donne cette surface veloutée qui fait ralentir la main.
Papier recyclé 100 pour cent ou papier non couché à l'aspect brut. Une grande partie du catalogue est certifiée FSC. Les teintes se posent différemment sur ces supports.
Existent aussi, plus rares : la tranche colorée sur une carte double couche de 620 grammes, en noir, rouge, bleu, jaune ou vert, les coins arrondis, l'effet martelé, et le PVC de 0,5 millimètre en blanc ou transparent. Pour ces finitions premium, la page dédiée aux cartes de visite en relief est le bon point d'entrée.
Le format de référence reste la carte de visite 85x55 millimètres, horizontale ou verticale. À côté, on trouve le 85 sur 50, le 90 sur 50, et un carré de 55 sur 55 pour ceux qui veulent sortir du rang sans partir dans l'exotique. Le tour complet des formats de carte de visite se lit sur sa page dédiée.
La carte pliée à deux volets mesure 170 sur 55 millimètres ouverte et 85 sur 55 fermée, ce qui donne quatre faces à remplir. Une carte de visite recto verso classique en offre deux, ce qui suffit à la plupart des métiers. Le pli reste utile pour un artisan qui doit lister des prestations, encombrant pour tous les autres.
Côté papier, les grammages courants vont de 250 à 350 grammes par mètre carré, en couché brillant ou mat, avec des références plus typées comme le nacré, l'ultra épais ou les papiers texturés. En dessous de 300 grammes, une carte se corne vite au fond d'une poche.
La commande démarre à 100 exemplaires et monte jusqu'à 70 000, avec un tarif dégressif. Le prix exact s'affiche dans le configurateur de l'imprimeur, il dépend du papier et de la finition retenus.
L'objection classique de l'impression en ligne tient en une phrase : on redoute de recevoir cent cartes coupées de travers ou aux couleurs fausses. Elle est fondée, et elle se règle au niveau du fichier, pas de la chance.
Un fichier d'impression correct sort en CMJN, en PDF, avec une marge de fond perdu d'environ 2 millimètres. Sur les gabarits de l'imprimeur, le trait vert marque le fond perdu, le magenta la coupe, le rouge la zone de sécurité dans laquelle aucun texte ne doit descendre. C'est exactement ce que produit l'export du customisateur de carte de visite, ce qui évite l'aller-retour de correction.
Le reste est mécanique. Vous déposez le fichier, vous choisissez papier, quantité et finition, vous validez. Les délais et les frais de dédouanement pour une livraison en Suisse sont détaillés par l'imprimeur dans sa page d'aide sur le dédouanement, mieux vaut la lire avant de commander.
Le design se règle en amont, une seule fois, et son prix reste séparé de celui de l'impression.
Un PDF en CMJN, au format de la carte, avec une marge de fond perdu d'environ 2 millimètres autour. Les textes et le logo doivent rester à l'intérieur de la zone de sécurité, celle que les gabarits de l'imprimeur signalent en rouge. D'autres formats image sont acceptés pour les produits simples, mais le PDF reste la voie sûre. L'export de notre outil respecte déjà ces contraintes.
La commande démarre à 100 exemplaires. Au-delà, le tarif est dégressif et la production peut monter jusqu'à 70 000 cartes. Pour un indépendant qui distribue peu, 100 cartes couvrent souvent une année entière. Pour une équipe commerciale, il vaut mieux viser plus haut d'emblée, car le coût unitaire baisse nettement avec le volume et une deuxième commande repart au tarif de départ.
Oui, et sur la plupart des gammes le verso peut porter un visuel entièrement différent du recto. C'est l'usage le plus courant : les coordonnées d'un côté, un aplat de couleur, un motif ou une mention de service de l'autre. Le fichier d'export contient les deux faces. Certaines finitions, comme la dorure ou le vernis sélectif, se commandent aussi bien sur une face que sur les deux.
Visez 350 grammes par mètre carré si la carte doit traîner dans une poche ou un portefeuille. Le couché mat pardonne les traces de doigts mieux que le brillant, et un pelliculage soft touch ajoute de la résistance en plus du toucher. Le papier recyclé et les supports non couchés donnent un rendu plus sobre, avec des couleurs légèrement rentrées, ce qui convient bien aux designs peu chargés.
Le design ne bouge plus. Ce qui change encore, c'est le grammage, la finition et la quantité. Cela se règle chez l'imprimeur, en quelques écrans.