Finition métallique
L'or ne s'imprime pas. Il se dépose sur le papier, à chaud, sous presse. Une carte dorée ne ressemble donc à rien de ce qu'une imprimante de bureau peut sortir.
Le laminage or à chaud pose un film métallique sur les zones que vous désignez : un logo, une ligne de texte, un filet. Le reste du papier ne bouge pas. Une carte de visite dorure joue donc sur l'écart entre une surface qui reste sage et une zone qui renvoie la lumière dès qu'on incline le carton. L'effet se photographie mal et se constate en main. C'est une finition de presse, pas un réglage de fichier : elle se commande à l'imprimeur, une fois le design figé.
La presse applique une feuille métallisée sur les zones prévues, sous chaleur et sous pression. La matière adhère là où le cliché appuie, nulle part ailleurs. Résultat : un aplat continu, net sur les bords, qui réfléchit franchement.
Cette finition ne se comporte pas comme une couleur. Sous une lumière frontale, une dorure paraît presque brune. Tournez la carte de quinze degrés et elle s'allume. C'est un effet directionnel, et c'est exactement ce qu'on lui demande.
D'ailleurs, une dorure étalée sur toute la surface perd son intérêt : plus rien ne contraste. Un élément, deux au maximum. On préfère l'or sur un monogramme et un filet, avec le texte courant en impression normale, plutôt qu'une carte entièrement métallisée qui devient illisible de trois quarts.
Le laminage argent utilise le même procédé avec une feuille froide. Sur un fond sombre, l'argent reste lisible là où l'or vire au jaune sale. Sur un papier crème, c'est l'inverse.
Deux techniques voisines portent des noms différents et ne donnent pas le même résultat. Sur les cartes en PVC, l'effet métallique passe par une thermographie or ou argent. Sur les cartes ultra-épaisses à tranche colorée, il s'agit d'un marquage à chaud. Même famille visuelle, autres contraintes de fabrication.
Fonds sombres, encre profonde, bordeaux, vert bouteille, noir. Métiers où l'objet compte : joaillerie, immobilier haut de gamme, restauration, événementiel.
Gris froids, bleus, blancs cassés. Métiers techniques et industriels, où l'or passe pour décoratif alors que l'argent passe pour précis.
La dorure n'est pas une option universelle. Elle dépend de la gamme de papier et du produit choisi chez l'imprimeur. C'est le point qui surprend le plus de monde au moment de commander.
Avant de dessiner, vérifiez donc que le format visé accepte le laminage. Les formats de carte de visite compatibles avec la dorure ne couvrent pas tout le catalogue, et une carte pliée n'obéit pas aux mêmes règles qu'une carte standard.
Laminage or à chaud et laminage argent proposés sur la gamme finitions relief au format 8,5 x 5,5 cm, coins arrondis possibles. Également sur les cartes à coins arrondis, hors papiers Extraprint et Turner, et sur les cartes pliées, hors Extraprint et soft touch. Quantité minimale 100 exemplaires. Pixart annonce un délai express de 48 heures sur la gamme relief.
La carte se monte d'abord : texte, couleurs, logo, placement. La zone destinée à l'or se pense dès ce moment, pas après.
La feuille métallisée suit un cliché. Il faut donc une forme nette et fermée, pas un dégradé ni un texte de six points.
La dorure figure dans les options de Pixart Printing sur sa gamme relief. C'est vers eux que part le bouton d'impression, et ils desservent la Suisse.
Une objection revient souvent : la peur que l'or fasse tape-à-l'oeil et décrédibilise la carte. Elle est fondée quand la dorure sert de décoration. Elle tombe quand elle sert de hiérarchie. Réservez le métal à l'élément que le lecteur doit retenir, gardez tout le reste en encre mate, et la carte gagne en calme au lieu d'en perdre. Le rendu final se valide toujours avec l'imprimeur : le graphisme travaille le dessin, pas la matière.
Vous pouvez faire créer votre design avant dorure, puis passer par la page imprimer votre carte dorée pour la suite. Si le relief vous intéresse plus que le reflet, regardez plutôt la carte de visite vernis sélectif. Et pour un traitement général du haut de gamme, la carte de visite luxe rassemble les autres pistes.
La dorure dépose une feuille métallisée sur le papier, sous chaleur et sous pression. L'impression en couleur or reproduit un ocre en quadrichromie : le pigment imite le métal sans jamais réfléchir. La différence se voit immédiatement dès qu'on incline la carte. Une carte de visite dorure change d'aspect selon l'angle, une carte imprimée en ocre reste identique. Le coût et le procédé n'ont rien de comparable non plus, puisque la dorure demande un passage supplémentaire en presse.
C'est déconseillé. La feuille suit un cliché en relief, et les traits trop maigres accrochent mal ou bavent légèrement sur les bords. Un monogramme, un filet, un nom en capitales grasses tiennent bien. Un corps de texte en six points, une typographie à déliées fines ou un dégradé ne conviennent pas à ce procédé. En cas de doute sur une forme, la question se pose à l'imprimeur avant la commande, pas après : lui seul connaît les tolérances exactes de sa presse.
Oui, la gamme relief accepte l'impression recto verso. Reste à décider si le laminage doit apparaître sur les deux faces, ce qui double le passage en presse, ou sur une seule. Dans la pratique, une face dorée suffit largement : c'est celle qu'on tend en premier. Le verso porte alors les informations de contact en impression normale, ce qui garde le texte parfaitement lisible sous n'importe quelle lumière.
La zone à dorer se transmet comme une forme séparée, pleine et nette, en plus du fichier d'impression classique. L'imprimeur s'en sert pour fabriquer le cliché. Les consignes exactes, gabarit et fond perdu compris, figurent sur la fiche produit de la gamme choisie et varient d'un produit à l'autre. Le gabarit se télécharge avant de finaliser la maquette : c'est le moyen le plus simple d'éviter un aller-retour de correction.
Un élément, pas trois. Le reste tient à la mise en page, et ça commence par le dessin.